Agir pour l’égalité fille – garçon

Quelques données sur les inégalités entre femmes et hommes

Apprentissage, travail, rémunération, sphère domestique, politique ou religieuse sont donc tout autant de domaines où les inégalités perdurent,  même si elles ont globalement régressé ces 50 dernières années.

Ainsi, concernant les filières de formation et le baccalauréat :

  • en 2011, à l’issue de la seconde générale et technologique : 14,7% des filles s’orientent vers une première Littéraire contre 4,5% des garçons. 27,6% des filles s’orientent vers une première Scientifique contre 38,1% des garçons (1).
  • En 2012, sur l’ensemble cumulé des baccalauréats, la proportion de bachelières s’élève à 79,2%, celle des bacheliers à 74,3%.
  • Si la part des étudiantes a progressé dans les universités françaises (57 % en 2013 pour des 43% en 1961), des écarts importants et significatifs persistent au niveau des filières : en 2013, 75 % des étudiants en lettres et sciences humaines sont des filles pour 25% en sciences fondamentales (2).

En 2012, les filles représentent 84% des inscrit-e-s en écoles paramédicales et sociales, 42% des classes préparatoires aux grandes écoles dont 29,7% des classes préparatoires scientifiques, et 27% dans les formations d’ingénieurs (hors classes préparatoires).(3)

Concernant l’activité professionnelle

  • Le taux de chômage est légèrement supérieur pour les femmes (10% vs 9,7% pour les hommes). (2)
  • Les hommes gagnent environ 1/3 de plus que les femmes pour 3 raisons qui peuvent se cumuler : ils travaillent dans des secteurs mieux payés, occupent plus souvent des postes mieux rémunérés et sont moins souvent à temps partiel. Une quatrième raisons s’y ajoute : à poste et expérience équivalents, les femmes touchent 9 % de moins…

  « Les écarts de salaires ont nettement baissé depuis les années 1950. Mais depuis les années 1990, le rattrapage s’est interrompu, en partie parce que les femmes demeurent à l’écart des postes à responsabilités les mieux rémunérés, et qu’elles sont plus souvent employées dans des secteurs où les salaires sont bas tels que les services, le commerce ou l’aide à la personne par exemple ». (extrait du site http://www.discriminations.inegalites.fr/ )

  • En 2011, 8% des femmes salariées à temps partiel ne l’ont pas choisi pour seulement 2,8 des hommes à temps partiel. (2)

La répartition des tâches ménagères reste très inégalitaires : les femmes, avec ou sans enfant consacrent quotidiennement 3h52 aux tâches ménagères, les hommes 2h24. (2)

Dans le domaine politique,

  • la loi de 2000 sur la parité oblige les parties à présenter au niveau national et local autant de femmes que d’hommes. Mais seules 27% de femmes siègent à l’assemblée nationale (élection de juin 2012), 1 seule est présidente de région alors qu’elles sont en nombre quasi égal comme conseillers au niveau local (2)

Dans le domaine de la sexualité, les violences sexiste sont fréquente s :

  • 7,5% des filles déclarent avoir été victimes à l’école de voyeurisme, de caresses ou de baisers forcés
  • 10% des femmes de moins de 20 ans déclarent avoir été agressées sexuellement (4)

Selon le rapport du Haut conseil à l’égalité , ces violences sexistes trouvent un écho démultiplié du fait réseaux sociaux, une collégienne sur 5 ayant été victime de cyberviolence.

Mais au-delà de la loi et des chiffres, l’évolution des mentalités demeure une nécessité et un travail d’accompagnement quotidien. En témoignent les paroles, gestes ou attitudes sexistes, le retour en force d’intégrismes religieux fortement discriminatoires vis-à-vis des femmes, la difficulté pour certains cercles intellectuels à s’ouvrir aux femmes, pour ne prendre que ces exemples parmi tant d’autres.  L’opposition rencontrée, la domination masculine érigée publiquement en valeur par certains, justifient la poursuite du combat accompagnée d’une constante vigilance.

« L’égalité des filles et des garçons est la première dimension de l’égalité des chances que l’École doit garantir aux élèves : il s’agit d’une obligation légale et d’une mission fondamentale.»  extrait du site Eduscol

Parce qu’un droit n’est pas jamais définitivement acquis, parce qu’en matière d’égalité et citoyenneté, une vigilance accrue s’impose aujourd’hui, parce qu’éduquer nécessite un engagement personnel :

  • l’égalité filles – garçons à l’école a pour objectif  (voir textes ci-après)
    • De faire acquérir et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes.
    • De renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes.
    • De promouvoir une plus grande mixité des filières de formation et à tous les niveaux d’étude.
  • L’égalité filles – garçons à l’école demande d’agir en :
    • Repérant les stéréotypes et les préjugés dans le quotidien scolaire et en s’informant sur la façon dont ils se construisent.
    • Observant l’environnement scolaire et s’interrogeant sur ce qui contribue aux inégalités entre filles et garçons.
    • Utilisant les outils pédagogiques existant et en s’assurant d’avoir une pédagogie contribuant à une égalité fille – garçons.

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