Le sport à l'école

Présentation de la Learning Gym et exercices corporels

LES APPORTS DU CORPS DANS L’APPRENTISSAGE ET LA GESTION DU STRESS

 « Arrête de bouger ! »

« Ne te dandine pas sur ta chaise ! »

 « Reste tranquille ! »

« Essaie d’être plus attentif ! »…

Quel enseignant et ce, depuis la maternelle, n’a pas prononcé ces phrases à l’encontre d’enfants qui ne tenaient pas en place et/ou qui manifestaient un besoin de mouvement ?

Pourquoi un tel comportement ?

Le besoin n°1 pour les enfants, c’est de combattre la statique douloureuse par une dynamique  bienfaitrice. Se remettre  « en mouvement »,  est un besoin quasi permanent.

 D’après la neurologue  R. Zekri-Hurstel : « Les élèves sont mal dans leur tête parce que mal dans leur corps. »

 Quand un élève est mal équilibré sur sa chaise, très vite, il n’en peut plus, il doit rendre les armes, quitte à gêner tout le monde :

                   IL FAUT IMPERATIVEMENT QU’IL BOUGE!

La conscience de l’apport du corps dans le psychologique est  méconnue chez les pédagogues,

Pourtant, pour Hélène Trocmé-Fabre dit que : «le retour vers le concret permet de résoudre certaines de leurs difficultés,  en particulier lorsqu’est repris le chemin de la motricité.»

Alors, si les enfants bougent c’est qu’inconsciemment, ils « s’autorégulent » ?

 OUI : Le mouvement, dès la naissance et tout au long de notre vie est une fonction essentielle de notre corps. Il permet la création de réseaux de neurones (Andrew STILL, fondateur de  L’ostéopathie : « LE MOUVEMENT, C’EST LA VIE. »)

D’ailleurs, d’après le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux : « C’est au niveau du système nerveux central (SNC) et de sa plasticité qu’il faut  rechercher l’origine des  comportements. » Plus on bouge, plus on créé des neurones » car la maturation vient par le CORPS.

BOUGER EST DONC UNE AIDE PRÉCIEUSE EN CAS DE STRESS ET/OU DE DIFFICULTÉS SCOLAIRES.

La Charte de Toronto pour l’activité physique, pour un engagement en faveur de la santé, a été ratifiée le 8 mai 2010 en séance plénière de clôture de la 3e Conférence internationale sur l’activité physique et la santé publique : ELLE INVITE TOUS LES PAYS À FAIRE DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE UNE PRIORITÉ.

Chez l’enfant comme chez l’adulte, la pratique régulière d’une activité physique favorise le maintien ou l’amélioration de la forme physique. Elle procure des bénéfices sur le plan psychologique et social.

La nécessité de faire bouger les enfants et les adolescents est désormais reconnue, les moyens d’y parvenir restent à développer.

Quel pays a déjà pris en compte ce constat ? Le CANADA est précurseur avec son  programme « MON ECOLE  S’ACTIVE POUR REUSSIR ! » (2009-2011). Le but est de créer des environnements qui favorisent l’apprentissage et de « développer des habitudes »

Comment ?

  • Une période d’activité quotidienne de 20 minutes est intégrée à l’horaire régulier en début de journée.
  • les activités sont animées par les responsables des classes
  • Un soutien est apporté par des éducatrices physiques et en santé
  • Une répartition des classes dans l’environnement scolaire est mise en place: cour extérieure, gymnase, salle de classe mais aussi rues et parcs car l’école est un lieu privilégié mais non unique et l’aspect de continuité est pris en compte : milieux scolaire, familial, communautaire, santé, municipal, politique, etc.

Pourquoi ?

L’activité physique quotidienne favorise l’apparition de facteurs qui prédisposent les élèves à l’apprentissage

Existe-t-il en France  des programmes ou outils qui permettent d’enclencher un tel processus ? Oui, un outil a été mis au point : La L.GYM

 Qu’est-ce que la L.GYM ? Et pourquoi  la L.GYM ?

« L.GYM » signifie Learning GYM ou Gymnastique de l’Apprentissage » (S. COLSON, in Thèse de   Doctorat, 2005  LEARNING GYM : Gymnastique de l’Apprentissage)

Puisque le stress est inhibiteur de l’apprentissage,  une série d’exercices corporels à la fois statiques et dynamiques  ont été mis au point ayant pour but :

  • de favoriser la motilité oculaire (Tortora, 1990 ; Hannaford, 1997)
  • de stimuler les liquides de l’oreille interne (Ayres, 1972 ; Hannaford, 1997)
  • de renforcer la latéralisation et la coordination (Dennison, 1992)
  • de favoriser le mouvement, la détente, la décontraction, la gestion du stress, le repos (Debré et al 1962 ; Vermeil, 1987)
  • de stimuler le Système Nerveux Central, d’oxygéner le cerveau et tout le corps puisque les exercices se font fenêtres ouvertes
  • de renforcer les interconnexions cerveau/corps
  • de favoriser l’estime de soi :« Bien dans son corps, bien dans sa tête »

Il s’agit de développer son capital émotionnel, pour mieux apprendre, mieux vivre ensemble, créer un climat propice aux apprentissages et au bien-être de tous et stimuler les fonctions cognitives par le mouvement, en référence à des théories scientifiques (jointes : Cf :  l’article pour le  D.U.  d’Education à la Santé de Sylvie COLSON)

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