Agir pour l’égalité fille – garçon

L’égalité fille – garçon dans les programmes scolaires

Le rôle de l’éducation nationale est majeur. Il est encadré par des textes que les professionnels de l’éducation nationale ont pour mission de mettre en œuvre. Au quotidien, il en va de l’intérêt de tous, l’égalité filles – garçons contribuant au bien-être à l’école et à l’amélioration du climat scolaire.

Les textes

Le code l’éducation

Il comporte de nombreuses références à l’égalité filles-garçons à travers la promotion de la mixité et de l’égalité, la lutte contre les préjugés sexistes, la prévention des violences sexuelles et prévoit des formations sur ces sujets dans les ESPE pour les futurs enseignants et professionnels de l’éducation.

« Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur […] contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation […]. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. […] Les écoles, les collèges et les lycées assurent une mission d’information sur les violences et une éducation à la sexualité. » (extrait de l’article L.121-1)

« Une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes et à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences commises au sein du couple est dispensée à tous les stades de la scolarité. Les établissements scolaires, y compris les établissements français d’enseignement scolaire à l’étranger, peuvent s’associer à cette fin avec des associations de défense des droits des femmes et promouvant l’égalité entre les hommes et les femmes et des personnels concourant à la prévention et à la répression de ces violences. » (Article L312-17-1)

« Les programmes scolaires comportent, à tous les stades de la scolarité, des enseignements destinés à faire connaître la diversité et la richesse des cultures représentées en France. L’école, notamment grâce à un enseignement moral et civique, fait acquérir aux élèves le respect de la personne, de ses origines et de ses différences, de l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de la laïcité. » (Article L311-4)
« Les écoles supérieures du professorat et de l’éducation …/… organisent des formations de sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes, à la lutte contre les discriminations […] (Extrait de l’article L721-2)

 La convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif.

Elle a été signée par six ministères le 7 février 2013 constitue un texte de référence pour la période 2013-2018. Pilotée au niveau régional par la délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité et le rectorat, l’application de la convention s’articule autour de 3 priorités :

  • acquérir et transmettre une culture de l’égalité entre les sexes,
  • renforcer l’éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes,
  • s’engager pour mixité plus forte des filières de formation et à tous les niveaux d’étude.

La mise en œuvre du premier axe de la convention amène à inscrire l’égalité filles-garçons de façon transversale auprès des élèves, par des enseignants formés à cette question afin que l’égalité filles-garçons soit intégrée dans les transmissions des savoirs, dans leur accompagnement à l’élaboration d’une opinion etc.

Le deuxième axe renforce plus particulièrement la lutte contre les discriminations et violences sexistes et sexuelles grâce à une meilleure formation des professionnels sur leurs manifestations et la façon de les prévenir, notamment par une éducation à la sexualité volontaire et adaptée.

Pour le troisième axe, l’atteinte des objectifs d’une plus grande mixité dans les filières métiers sera évaluée grâce à la collecte de données sexuées.

texte intégral sur le site éducation.gouv.fr

Le référentiel de compétences des enseignants paru au bulletin officiel du 25 juillet 2013

Les enseignants ont l’obligation d’accorder une égalité de traitement, à veiller à une réussite scolaire et à une insertion sociale et professionnelle pour tous leurs élèves sans introduire de différenciation qui serait préjudiciable à certains, notamment entre les filles et les garçons.

A l’égalité de traitement entre les élèves, s’ajoute la lutte contre les discriminations, quelles qu’elles soient et la promotion de l’égalité filles – garçons.

L’ensemble renvoie aussi bien à l’attitude demandée  aux enseignants, qu’au contenu et à la transmission des savoirs, le chef d’établissement ayant pour rôle d’impulser et de garantir la mise en œuvre de ces compétences.

Le plan 2014-2016 de lutte contre les violences faites aux femmes

Le plan 2014-2016 de lutte contre les violences faites aux femmes, le quatrième depuis 2005, est construit autour de trois priorités sur lesquelles est basée l’action publique :

  • Aucune violence déclarée ne doit rester sans réponse
  • Protéger les victimes,
  • Mobiliser l’ensemble de la société.

Ainsi, le plan prévoit la construction par la Miprof d’un programme de formation initiale et continue spécifique à ces violences pour tous les professionnels impliqués : les médecins, les personnels médicaux et paramédicaux, les travailleurs sociaux, les magistrats, les avocats, les personnels enseignants et d’éducation, les agents de l’état civil, les personnels d’animation sportive, culturelle et de loisirs, les personnels de la police nationale, des polices municipales et de la gendarmerie nationale, les personnels de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, et les agents des services pénitentiaires.

« Les violences auxquelles assistent l’enfant ont des répercussions graves notamment sur son développement, sa construction, sa santé, sa scolarité, sa vie sociale » extrait du « Livret de formation Tom et Léna » réalisé par la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains)

Les principales mesures du 4eme plan à télécharger

La charte de la laïcité du 9 septembre 2013

Elle définit la laïcité à l’école et sa diffusion a été accompagnée d’une circulaire pour la mettre en œuvre. Si différents articles de cette charte parlent de l’égalité, l’article 9 porte spécifiquement sur l’égalité filles –garçons :

Article 9 : La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.

La circulaire de rentrée 2015

Cette circulaire renforce l’importance accordée à « l’égalité entre les filles et les garçons à l’École » que ce soit dans les formations initiale, continue et à distance ou par la mise à disposition de supports nécessaires (outils, site Web) afin d’assurer une appropriation adéquate et une mise en œuvre effective dans toutes les écoles et établissements scolaires.

L’action au sein de l’école pour l’égalité filles-garçons doit permettre d’agir pour la prévention des violences faites aux femmes.

Extrait : Le code de l’éducation confie aux écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur la mission de « favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation » et de dispenser, à tous les niveaux de scolarité, « une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes et à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences commises au sein du couple ».

Le Rapport relatif à l’éducation à la sexualité (remis le 15 juin 2016)

Ce rapport a pour objectif de faire un bilan de la mise en œuvre dans l’éducation nationale de sa politique d’éducation à la sexualité et de faire des recommandations permettant de « répondre aux attentes des jeunes et de construire une société d’égalité hommes-femmes »

« Le HCE observe que parmi les 12 millions de jeunes scolarisé.e.s chaque année, seule une petite minorité bénéficie tout au long de leur scolarité de séances annuelles d’éducation à la sexualité, comme la loi l’a prévu ». (p.6)

Le rapport insiste sur l’absence d’évolution dans les représentations des jeunes et des stéréotypes qui influent les comportements : « Les stéréotypes de sexe favorisent des violences sexistes sous diverses formes, touchant en particulier les jeunes femmes : harcèlement via les réseaux sociaux, agression sexuelle, prostitution, harcèlement dans les transports, mutilations sexuelles, violences au sein du couple, etc… » (p.5)

Selon le rapport, « les enjeux d’égalité posés par l’éducation à la sexualité sont nombreux : accès à l’IVG et à la contraception, prévention des grossesses à l’adolescence, prise en compte du désir et du plaisir des jeunes femmes, stigmate de la « réputation », inégalités et violences sexistes au sein d’un groupe ou au sein du couple, question du consentement, instrumentalisation des codes culturels et religieux justifiant l’inégalité filles-garçons, invisibilisation et intolérance vis-à-vis de l’homosexualité et notamment du lesbianisme. « (p5)

Des outils pour l’action sont proposés (p95-97)

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