Les Addictions Comportementales

Le dispositif de soins

Élément fondamental du dispositif de soins pour les personnes en difficulté avec leur comportement addictif, les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) se situent au plus près de la population grâce au maillage territorial d’environ 430 CSAPA et par leur réseau d’antennes et de consultations incluant les Consultations Jeunes Consommateurs.

Les CJC : Gratuites et anonymes, les « consultations jeunes consommateurs » accueillent les jeunes adultes et les familles sans leur enfant.

Ces consultations permettent d’effectuer un bilan, d’apporter une information et un conseil personnalisé aux consommateurs et à leur famille, de proposer une aide et une prise en charge adaptée.

Les différentes prises en charge de l’usager[1] : On note une pluridisciplinarité des approches : thérapies familiales et systémiques, thérapies psycho-dynamiques et thérapies cognitivo-comportementales…

 

L’approche motivationnelle :L’approche motivationnelle est utilisée dans un grand nombre de centres mais elle n’est pas la seule méthode choisie.  Elle vise à amener l’usager à poser lui-même un diagnostic de sa pratique addictive en interrogeant le rapport qu’il entretient avec sa pratique (sentiments de honte, de déni, d’impuissance,…)

L’approche cognitivo-comportementale  : Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) proposent des exercices pratiques visant à intervenir sur les processus cognitifs, considérés comme à l’origine des émotions et de leurs désordres afin de développer de nouveaux comportements plus adaptés. Elles permettent ainsi un usage plus « contrôlé » de la pratique, le développement des activités de loisirs et sociales, la prévention des rechutes.

 

L’approche psycho-dynamique : Basée sur la parole et la participation active, cette approche amène progressivement l’usager à comprendre pour quelle raison il agit de telle ou telle façon, pourquoi il ressent telle ou telle sensation afin de ne pas répéter des comportements qui lui « échappent ».

L’accompagnement social : L’assistant social a un rôle clé : il est souvent le premier interlocuteur de l’usager et amené à rencontrer son entourage. Il est toujours présent dans le parcours de soin et en parallèle de l’accompagnement psychothérapeutique.

Cet accompagnement social permet de travailler les questions du droit, de la protection des biens et des personnes, d’aborder les solutions à mobiliser en remettant en perspective avec l’usager les conséquences concrètes et psychiques de sa pratique.

La prise en charge est transdisciplinaire. C’est-à-dire que si vous êtes suivi principalement par une psychologue, il n’est pas exclu de solliciter d’autres professionnels sur des points précis (médecin, assistant social….)

La prise en charge de l’entourage : Il n’y a pas de consensus, chez les professionnels, sur le fait de recevoir la famille avec ou sans l’usager. Cela dépend des cas de figures et des pratiques mais aussi des choix thérapeutiques de l’équipe. La prise en charge de l’entourage vise à mieux comprendre la problématique familiale sous-jacente et à recréer du lien et du dialogue dans la famille.

[1] Le guide Repères « Addictions sans substance » – Fédération addiction – 2013

Dossiers similaires

Voir tous les dossiers