Le don d'organes

Histoire de la greffe – Dates importantes

L’histoire de la greffe d’organes prend pleinement sa source au XXème siècle.

Les premières greffes d’organes sur l’homme ont lieu au début des années 1900. Ces expériences, souvent marquées par des échecs, permettent cependant de découvrir un des principaux obstacles de la greffe : le rejet.

  • 1952: le Pr Jean Dausset met en évidence le phénomène de rejet et détermine le système HLA. En 1980, il obtiendra le Prix Nobel de Médecine pour l’aboutissement de ses travaux.
  • 1954: 1ère transplantation rénale réussie entre vrais jumeaux. De ce fait, découverte des premiers immunosuppresseurs pour éviter le rejet du greffon
  • 1959: description par des neurologues français de l’état de mort cérébrale
  • 1966: 1ère greffe réussie du pancréas
  • 1967: greffe du cœur par  le Pr Christian Barnard au Cap en Afrique du Sud. La même année, 1ère greffe de foie réussie
  • 1968: 1ère greffe cardiaque en Europe, réalisée à Paris, par le Pr. Christian Cabrol.

Cette année-là, la qualification de mort encéphalique permet de préserver artificiellement l’état fonctionnel des organes par oxygénation

  • Loi du 22 décembre 1976 dite Loi Caillavet: elle introduit la notion de consentement présumé : chaque personne n’ayant pas fait connaître de son vivant son refus est implicitement en faveur du don d’organes
  • 1981: 1ère greffe cœur-poumon réalisée
  • 1982: La CICLOSPORINE, immunosuppresseur découvert en 1969, est mise sur le marché
  • 1993: La mort encéphalique est reconnue comme le critère médico-légal du décès en France
  • 1994 : 1ère Loi de bioéthique pour encadrer le prélèvement d’organes, avec la nécessité de recueillir le témoignage de la famille en l’absence d’inscription dans le registre automatisé des refus, inscrit dans le texte.

Elle affirme les trois principes fondamentaux relatifs au don d’organes en vue de greffe : le volontariat, la gratuité, l’anonymat entre donneur et receveur, en respect du principe de consentement présumé (maintenu).

Elle fixe également un cadre très restrictif pour les greffes à partir de donneurs vivants.

Un établissement public est créé pour encadrer l’activité : l’Etablissement français des Greffes (EfG) en 1994, chargé de toute l’organisation sanitaire, réglementaire et fonctionnelle des greffes en France. Elle succède à une association de médecins, France Transplant

  • 1998: Le Registre National des Refus (RNR) est officiellement mis en place
  • 2004 : La loi relative à la bioéthique est révisée. Le cercle des donneurs vivants est élargi
  • 2005: création de l’Agence de la biomédecine qui vient se substituer à l’EfG

Depuis 2005, les progrès de la médecine n’ont cessé de croître.

C’est le cas en particulier des greffes composites, comme celles :

  • des deux mains, réalisée par le Pr Jean-Michel Dubernard, au CHU de Lyon
  • des deux bras complets, par la même équipe
  • partielle du visage, par l’équipe du Pr Bernard Devauchelle au CHU d’Amiens
  • totale de visage, par le Pr Laurent Lantiéri, à Paris

Parmi les autres avancées, on peut citer :

  • greffe de bronche artificielle,
  • greffe simultanée de 6 organes en 2012,
  • première greffe d’utérus en 2014 ayant permis la naissance d’un enfant.

Un amendement sur les prélèvements d’organes porté par les députés Jean-Louis Touraine et Michèle Delaunay (article 46 ter) a été adopté. Si les travaux s’inspirent de la Loi d’origine (Loi Caillavet), elle redonne in fine un rôle important à la famille et aux proches.

En effet, le projet de décret nécessite la consultation de la famille en matière de refus du défunt, si celui-ci n’est pas inscrit dans le RNR.

Toutes les autres solutions proposées n’ont pas été retenues.

La loi doit entrer en vigueur au 1er Janvier 2017.

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