Les Addictions Comportementales

Facteurs de risque et de vulnérabilité

Différents facteurs entrent dans l’équation : le développement personnel, la maturité pubertaire, le tempérament, la personnalité (faible estime de soi, dépréciation,…), la présence de troubles psychiques associés (dépression, anxiété…), des facteurs génétiques (même s’ils expliquent à moins de 50% la maladie addictive), les facteurs environnementaux (relations parents-enfants insatisfaisantes et conflictuelles, ambiance familiale délétère, violences intra-familiales, milieux socio-culturels défavorisants…), la disponibilité du produit addictogène, l’influence du groupe de pairs, le modeling (faire comme les plus grands), les anomalies neurobiologiques (circuits cérébraux, métabolisme cérébral et phénomène d’adaptation du cerveau face aux agressions extérieures), l’âge de début précoce de la consommation, les excès en tout genre, le caractère solitaire de la consommation… Laurent Karila, addictologue décrit un modèle multimodal complexe associant développement en interaction avec la génétique, le cerveau, l’environnement, le comportement et les troubles psychologiques et physiques associés.

C’est le cumul de ces facteurs à une période donnée de la vie qui établit un niveau de vulnérabilité, terrain d’ancrage des comportements addictifs.

Il est important de rappeler par ailleurs qu’il faut distinguer les addictions comportementales des comportements addictifs « qui questionnent le rapport que chacun développe avec un comportement, une expérience qui s’avère omniprésente ou compulsive au quotidien, sans pour autant réunir les critères définis par Goodman pour en faire une pathologie ». (Sylvain Jerabek, directeur de l’ADES du Rhône)

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