Agir pour l’égalité fille – garçon

Egalité fille – garçon : votre mission, notre approche

L’égalité filles garçons concerne l’égalité des droits mais également la place et le traitement des filles et des garçons à l’école et dans la société dans laquelle ils vivent.

Les sociétés humaines  se sont bâties en fonction de croyances, de niveaux de développement, d’un environnement etc. Leur évolution s’appuie aujourd’hui sur des modèles plus ou moins égalitaires dans un contexte de mondialisation. Aujourd’hui, en France et en Europe de nombreux choix politiques ont comme conséquence d’augmenter ou de réduire des inégalités, que ce soit dans l’accès à la santé, au logement, au travail, pour ne prendre que ces exemples.

Concernant la place de la femme en France, la société française a longtemps été une société patriarcale, modèle d’inégalité entre l’homme et la femme par excellence. En effet, le patriarcat, en tant que système social, économique et juridique, est construit sur le plein pouvoir du chef de famille,  les membres de sa famille devant respecter son entière autorité. En contrepartie, le chef de famille doit assurer la protection des personnes sous sa dépendance: « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari. » (code civil, 1804)

Selon Gerda Lerner (1986), le patriarcat en tant que système sociétal a été marqué par les faits suivants :

  • les hommes se sont approprié la capacité reproductive de la femme ;
  • la domination des hommes sur les femmes, en tant que première forme de domination, a été le cadre de référence pour les autres types de domination ;
  • la subordination institutionnelle de la femme à l’homme a été gravée dans les lois. Les femmes ont elles-mêmes participé à reproduire ce système de domination masculine en s’y conformant et en le transmettant ;
  • le patriarcat s’est imposé comme « naturel » et s’est érigé en idéologie.

En France, le patriarcat a été progressivement remis en question lors d’étapes capitales en termes d’éducation, de citoyenneté, du droit à disposer de son corps, de l’accès à une indépendance économique et du partage de l’autorité masculine.

Ces avancées dans l’accès à l’éducation conjointement à la baisse de l’emprise de l’église sur la vie quotidienne des familles et à la lutte des femmes pour faire progresser leurs droits ont permis une émancipation intellectuelle, sexuelle et économique des femmes.

Le centre national d’information sur les droits des femmes et des familles (CNIDFF) propose un tableau récapitulatif des différents axes sur lesquels les droits de la femme ont évolué à partir de la révolution française. Cette évolution porte au départ sur des droits fondamentaux puis s’élargit aux droits à disposer de son corps parallèlement à une montée de la mixité dans les sphères de la société et à une égalité de traitement.

Parmi les avancées charnières, retenons plus particulièrement l’instauration obligatoire  d’écoles pour les filles dans les communes de plus de 800 habitants en 1850, puis  l’instauration du droit de vote et d’éligibilité des femmes en 1944,  la possibilité d’exercer une profession sans l’autorisation du mari à partir de 1965, en 1967 la légalisation de la contraception,  en 1970 le remplacement de la puissance paternelle par l’autorité parentale.

La mixité à l’école polytechnique ne date que de 1972 pour atteindre 16% de femmes en 2009 ; le principe d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes a été affirmé en 1983 (loi Roudy). Celui-ci a du mal à s’installer puisqu’il faut à nouveau légiférer en 2011 en instaurant une pénalité pour les entreprises ne négociant pas en matière d’égalité professionnelle.

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