Simone e(s)t moi. Et toi?” – une campagne ADOSEN engagée pour le droit des femmes 

« Simone e(s)t moi. Et toi?” 

A l’occasion du 8 mars, Journée Internationale de lutte pour le droit des femmes, ADOSEN lance « Simone e(s)t moi. Et toi ? », campagne qui a pour but d’interroger l’engagement de chacun pour le droit des femmes.

Inspirée par le concept “Humans of New York”, portraits de rue et entretiens collectés dans les rues de New York, ADOSEN est allée à la rencontre des femmes et hommes qui souhaiteraient témoigner de leur engagement pour le droit des femmes.

Du 1er au 31 Mars 2020, tous les jours et à la même heure, un portrait et un témoignage seront postés sur les réseaux sociaux de l’association.

Les chapitres :

1er mars – Sandrine

Dimanche 1er mars

Sandrine, Avocat, Fondatrice d’une école d’art oratoire, Professeur de droit, de rhétorique et de sciences politiques:

“J’ai eu trois grand-mères puisque j’ai eu deux papas. Trois femmes puissantes. Chacune à leur manière elles ont marquée ma vie. Elles étaient très différentes et pourtant d’une certaine manière, très semblables. Des femmes qui, toutes, avaient une “part” de masculin. La volonté d’une émancipation à une époque où ça n’allait pas de soi, des caractères bien trempés, on disait des “maîtresses-femmes.” Elles m’ont appris beaucoup de choses, chacune avec leurs propres références et je retiendrai ces trois ensembles : d’abord, l’importance du savoir, la primauté du livre et l’échappatoire fabuleux qu’il représente. Ensuite l’honneur du nom, le respect de soi et l’importance de se faire entendre par les mots posés et par la voix. Et enfin, la force du travail, de la persévérance, le goût du travail bien fait et l’obligation du dépassement de soi.

C’est un héritage, une transcendance et d’une certaine manière, une façon de tisser des ponts entre les générations.”

[ Simone e(s)t moi. Et toi? ] 

 

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2 mars – Pierre- François

Lundi 2 mars 

Pierre-François, chargé de missions 

“Quand je cherche une femme engagée autour de moi je pense spontanément à ma femme. Elle ne fait pas de manif et elle ne parle jamais de féminisme, mais en étant simplement elle-même je pense qu’elle donne un bel exemple à toutes les femmes autour d’elle – et aux hommes aussi d’ailleurs. Elle ne le dira jamais elle-même mais au boulot, à la maison, avec ses amis et notre famille, elle montre qu’une femme aujourd’hui peut être une super patronne, une super amie, une super chérie et tout ça à la fois sans même se poser de questions sur la place des femmes.”

 

[ Simone e(s)t moi. Et toi? ] 

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3 mars – Sophie

Mardi 3 mars 

Sophie, Journaliste et Fondatrice du média “J’ai piscine avec Simone” :

 

“J’ai monté il y a trois ans un média qui est dédié à la génération des femmes actives de 45 à 65 ans qui appelle “J’ai piscine avec Simone”. Simone c’était Veil et de Beauvoir mais des femmes avec des engagements au long court sur la défense des droits de toutes les femmes – et pas seulement de quelques unes. Ce média est éminemment sociétal et il est vraiment questionner la place de la femme dans la société. Il y a quelques mois on a développé un format podcast qui questionne très précisément la visibilité des femmes à partir de 50 ans qui s’appelle “Vieille c’est à quelle heure?”. L’âgisme est une discrimination totalement invisible qui frappe tout le monde, mais très particulièrement les femmes – ce qui est une double peine avec le sexisme. On doit répondre constamment à des injonctions de jeunisme dans la société et surtout ne pas faire notre âge. C’était le fil rouge de ce podcast dans lequel on va aborder tous les thèmes spécifiques à cette génération, c’est à dire comment on entre ou on garde sa place dans le travail, qu’est ce que c’est qu’être ménopausée à 50 ans, qu’est ce que ça dit de notre vie amoureuse ou de notre lien avec la génération Y? Il y a pleins de thèmes qu’on veut développer dessus et toujours en inter-générationalité puisqu’on veut qu’à chaque fois dans chaque épisode il y aura toujours trois épisodes dont un qui ne sera pas de cette génération, quelqu’un de plus jeune, pour avoir son regard dans toutes les questions qu’on aborde.” 

[ Simone e(s)t moi. Et toi? ]

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4 mars – François

Mercredi 4 mars 

François, chargé de communication :

 

 


Ma grand-mère représente pour moi la beauté par excellence. Elle est magnifique à l’intérieur et à l’extérieur et est la personne la plus importante pour moi aujourd’hui. Sans aucun doute femme jusqu’au bout des seins, elle a aimé Mai 68, porté les jupes courtes et être toujours très coquette. Elle a tout, elle donne tout, elle aime le monde et ce qui l’entoure. “ 

 

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5 mars – Serena

Jeudi 5 mars 

Serena, autrice :

“Comment je m’engage au quotidien ? Moi c’est via les réseaux sociaux. J’ai beaucoup appris d’eux et j’ai beaucoup évolué grâce à eux et aux femmes, militantes et féministes en général qui y sont. Comme j’ai une jolie communauté qui me suit au quotidien j’essaye à mon tour d’amener cette parole et de faire bouger les choses à petite échelle. Par exemple sur le 8 mars, chaque année, j’essaye de rappeler pourquoi cette journée est importante, pourquoi c’est pas une fête, pourquoi il est important d’informer autour de cette journée, pour expliquer toutes les inégalités, le travail qui reste à faire concernant les femmes en france et dans le monde. Concernant également les violences faites aux femmes, c’est quelque chose que j’essaye de rappeler constamment. Je suis les comptes instagram qui décomptent les victimes, j’essaie de relayer chaque victime pour la faire exister et qu’elle ne tombe pas dans l’oubli et pour rappeler que tous les deux jours, une femme est tuée en France sous les coups de son conjoint ou ex conjoint. C’est un petit rappel que je fais très régulièrement je suis contente d’avoir une communauté avec un esprit ouvert qui est prête à évoluer. Pour moi, il n’y a pas de petit engagement. Je suis hyper fan de la fable du colibri qui apporte goutte à goutte sa contribution pour sauver la forêt de l’incendie et c’est ce que j’essaye de faire au quotidien. Si on se dit “oui ca sert à rien ce que je fais”, si tout le monde se dit ça on ne fait pas grand chose… Au quotidien, il s’agit aussi d’éduquer mes fils, je veux vraiment en faire des hommes biens. Je les reprend sur tout, je ne laisse rien passer. J’essaie de leur apprendre le respect des femmes et de tout le monde en général parce qu’au lieu de dire aux filles “faites attention”, on peut aussi dire aussi aux garçons “ne violez pas, n’agressez pas, ne soyez pas des prédateurs.” 

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6 mars – Godefroy

Vendredi 6 mars 

Godefroy, Etudiant :

“Pour moi, une personne engagée c’est quelqu’un qui a des valeurs et qui a choisi de se battre pour les faire respecter, pour qu’elles transcendent le monde. Une personne engagée peut être tout autant un homme qui défend la cause des femmes qu’une femme qui défend la cause des hommes.”

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7 mars – Eric

 

Samedi 7 mars 

Eric, Président ADOSEN :

 

 

“Si me réveillais un jour en femme? Je ferai ce que je fais au quotidien pour voir si le regard des autres sur moi change, et également percevoir si le regard que je porte sur les femmes et les hommes que je connais change…Nos sociétés sont tellement stéréotypées que nous-même, nous en sommes les vecteurs ; il peut donc être intéressant de nous remettre en question…A mon niveau, j’agis modestement en créant les conditions pour que des femmes aient envie de s’engager, de s’impliquer, d’agir ; cela suppose de créer les conditions de confiance, mais aussi de réinterroger nos schémas organisationnels, et de leur passer la main, tout simplement, pour qu’elles fassent…Partout où j’ai été en situation de le faire je l’ai fait au bénéfice des organisations dans lesquelles nous militons, femmes et hommes engagés.” 

 

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8 mars – Adélaïde

Dimanche 8 mars 

Adélaïde, Chargée de communication ADOSEN :

 

“Les femmes de mon entourage sont toutes extraordinaires et j’apprends de chacune d’elles chaque jour. Le monde est plus beau avec elles à mes côtés. Il y a ma grande soeur, à la fois terriblement forte et si sensible, elle est mon modèle et nos différences se complètent. Elle est le charme et l’intelligence faites femme. Il y a ma petite soeur, si jeune et pourtant si mature qui répond toujours présente pour lever le poing avec moi contre les injustices. C’est avec elle que je marche pour les droits des femmes. Elle représente à mes yeux l’engagement de la jeune génération qui veut changer les mentalités. Elle est vraiment merveilleuse. Il y a mes grands-mères : elles sont uniques, fortes et indépendante. Et bien sûr, je ne peux pas parler des femmes de ma vie sans citer mon arrière grand-mère qui n’est plus là mais qui m’a tant donné.. Elle me manque beaucoup. Le meilleur pour la fin : évidemment il y a ma Maman. Elle est mon tout, mon modèle, mon pilier, mon avocat, mon coach en éloquence personnel, mon artiste et écrivain… entre autres choses! Oui oui, elle est tout ça à la fois. J’espère un jour devenir une femme aussi extraordinaire qu’elle. Elle représente tout ce que j’aimerai être. Toutes les femmes de ma vie sont des Simone ! Et moi aussi finalement, à ma manière. Comme chacune et chacun d’entre vous. ”

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8 mars – Agathe

Dimanche 8 mars 

Agathe, Doctorante et Chargée de projets ADOSEN : 

La question du droit des femmes est arrivée tardivement dans ma vie… J’ai toujours vu ma mère faire le travail qu’elle voulait, après avoir fait les études qu’elle voulait, être indépendante et se considérer comme libre. La plupart des femmes autour de moi étaient indépendantes. Mais l’indépendance ne fait pas tout. C’est finalement assez tard que j’ai pris conscience des attentes implicites de notre société envers les femmes, des rôles et des images reliés au genre, qui nous entourent sans qu’on en ait toujours vraiment conscience. Toutes ces conceptions influencent nos relations et nos aspirations. Et elles touchent les femmes et les hommes au plus profond de leur être parce qu’elles sont intériorisées… Pour moi, la Simone en nous, c’est celle qui est prête à questionner ce qui semble acquis et aller de soi. Elle nous donne du courage et de l’audace pour se saisir de ces questions et nous les approprier à notre manière.

 

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8 mars – Sofia

Dimanche 8 mars

Sofia, Déléguée Générale ADOSEN :

“En fait j’ai l’impression qu’au-delà du fait de se battre pour nos droits, en tant que femmes, une fois qu’on les acquiert on doit aussi prouver qu’on les mérite, qu’on y a droit justement. J’ai un peu l’impression qu’on doit être dans l’hyper performance, prouver que l’on mérite ce salaire égale, qu’on est capables de concilier vie professionnelle et vie familiale. On doit absolument être sur tous les fronts. J’ai l’impression parfois que les femmes n’ont pas le droit à l’erreur, ou plutôt à l’échec, parce que le droit à l’échec ça démontrerait une faiblesse, une faille et que ça alimente systématiquement les arguments de ceux qui disent bah vous voyez, elles n’en sont pas capables, on leur donne des droits qu’elles n’arrivent pas à assumer jusqu’au bout.  Et déjà le mot Combat. Est-ce qu’on doit se Battre pour des droits ? Est-ce qu’il ne nous suffit pas d’être des êtres humains pour y avoir droit ? Et la DUDH, c’est un peu ce que ça dit non ? Je ne sais pas… ça me parait assez hallucinant, de se dire qu’il ne suffit pas de se battre, qu’une fois qu’on acquiert ces droits, eh bien justement il faut continuer à lutter pour les garder. Finalement c’est un peu ce que disait Simone de Beauvoir, c’est qu’à la moindre chose on risque de nous les enlever, ces droits. 

Personnellement, à mon échelle, j’essaye juste d’être attentive tout le temps, ne rien laisser passer, même pas les mots, surtout pas les mots. Le poids des mots, c’est … ça construit et ça détruit des personnes, des personnalités, des identités, des imaginaires collectifs qui finissent par influencer notre perception de la réalité et donc nos représentations, et donc notre mentalité et donc nos comportements.”

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9 mars – Gustave

Lundi 9 mars 

Gustave, Assistant voyageurs en gare :

“Mon idole féminin… Olala, il y en a tellement… Attendez, attendez… Mon idole féminin, celle qui me vient à l’esprit tout de suite… Ah non, j’allais dire une bêtise ! Hahaha. Pour la chanson j’aime bien Arletta Franklin. Mais sinon l’ancienne ministre, celle qui est décédée, Simone Veil. Ah oui, Simone Veil… Elle a milité pour un combat – même si je n’aime pas trop le terme combat – précurseur et avant-gardiste. Mais je pourrai vous en citer pleins d’autres…”

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10 mars – Constance

 

Mardi 10 mars 

Constance, consultante en recrutement : 

 

“Je considère qu’aujourd’hui, en tant que femme, on doive encore se battre pour nos droits en tant que femme : on a encore des droits qui ne sont pas acquis. Les valeurs que je transmettrai à mes enfants sont celles que j’ai reçu de mes parents : le courage, la volonté et surtout ne jamais, jamais baisser les bras !” 

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11 mars – Gisèle

Mercredi 11 mars 

Gisèle, Retraitée : 

“La chose la plus courageuse que j’ai faite dans ma vie c’est de changer totalement d’orientation professionnelle. J’étais serveuse et j’ai eu l’opportunité d’avoir une place dans un laboratoire. J’ai eu un responsable et des collègues qui m’ont appris le métier de chimiste ce qui n’était pas ma vocation première. Au départ, j’aurai aimé être coiffeuse mais j’ai raté l’examen et j’ai fini chimiste dans la fabrication du papier. C’était courageux, non?”

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12 mars – Simon

 

Jeudi 12 mars 

Simon, Chef à domicile :

 

 

 

“Ma grand-mère m’a appris la cuisine, l’amour du métier et le respect des bonnes choses. Je suis arrivée là grâce à elle.” 

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13 mars – Kim

 

Vendredi 13 mars 

Kim, Doctorante : 

 

“Les femmes qui ont été des modèles, des références pour me faire prendre conscience de la cause féministe, ça a tout d’abord été ma maman qui a eu le courage de m’élever seule et qui a eu la force de tout mener de front alors que ce n’est pas forcément évident au quotidien. Ensuite, il y a un dessin animé Mulan qui a beaucoup marqué la génération 90, parce que c’était la première fois où, à l’écran, on voyait un personnage principal féminin qui prenait la place d’un homme sans se soucier des conventions sociales et qui arrivait à faire aussi bien qu’un homme, tant émotionnellement que physiquement. Je trouvais que c’était une bonne manière de montrer aux filles qu’elles s’interdisaient beaucoup de choses par convention sociale et qu’on pouvait réaliser les choses au même niveau que les hommes. aujourd’hui on a  des héroïnes indépendantes dans les dessins animés présentés aux jeunes générations, ce qui n’était pas le cas à notre époque où les princesses attendaient leur sauveur pour exister. Les dessins animés ou tout support culturel ont le pouvoir de construire et déconstruire les stéréotypes et influer sur les mentalités. (…) Il y a des situations, des droits qui ne sont pas encore acquis et c’est malheureusement encore trop présent dans le monde professionnel – le plafond de verre est encore trop présent alors que des femmes peuvent être tout aussi compétentes qu’un homme et qu’un sexe ne doit pas guider. Il y a encore trop d’automatisme : on s’adresse à un homme pour prendre des décisions alors qu’une femme peut tout autant avoir un pouvoir de décision. Pour reprendre la phrase de Simone de Beauvoir, à la moindre crise politique nos droits acquis pourront être remis en question mais je pense qu’il faut aussi voir toutes les situations encore inégalitaires. La bataille est encore loin d’être gagnée.”  

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14 mars – Rémi

 

Samedi 14 mars 

 

Rémi, Entrepreneur :

“Je suis né en 1975, l’année même de promulgation de « la loi Veil », qui allait dépénaliser l’avortement en France. Dans son discours devant une assemblée parlementaire quasi exclusivement composée d’hommes, Simone Veil avait eu ses mots :  » aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. » Le temps a passé, l’avortement est désormais un droit acquis, d’autres avancées sont venues et d’autres viendront encore… à la seule condition de continuer à écouter les femmes. Plus que jamais.”

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15 mars – Déborah

Dimanche 15 mars 

Déborah, Etudiante en école d’art de la scène :

“Le mot courage  vient de la racine latine cor qui signifie coeur. Le 22 mars 2019, à 1h15 du matin, j’envoie ma candidature pour entrer une école d’art de la scène. Le 22 mars 2019, à 1h15 du matin, j’ai accepté mon amour pour l’art. Le 22 mars 2019, à 1h15 du matin, j’ai réalisé l’acte le plus courageux de ma vie.”

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16 mars – Suriya

Lundi 16 mars

Suriya, Apprentie : 

 

 

“A mes futurs enfants : il ne faut jamais abandonner et il faut toujours aller au bout de ce qu’on commence” 

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17 mars – Didier

Mardi 17 mars 

Didier, Président Directeur Général :

 

 

“Mon idole féminin, c’est ma femme ! Elle représente toutes les qualités : le courage, la volonté, la solidarité et tout ca tourné plus vers les autres que vers elle même. 

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18 mars – Artémise

Mercredi 18 mars 

Artémise, Lycéenne : 

“Oui, il est toujours important aujourd’hui de se battre pour ses droits et ça le sera toujours. Ce n’est pas normal qu’en 2020 les femmes soient encore moins payées que les hommes pour un travail égal, ou encore qu’elles doivent se déplacer par groupe pour être sûres de ne pas se faire agresser. Ce n’est pas normal que chaque année plus de 150 femmes meurent sous les coups de leur (ex) compagnon. Ce n’est pas normal qu’en 2020 les femmes ne possèdent pas les mêmes droits que les hommes et ça doit changer !”

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19 mars – Anaïs

Jeudi 19 mars 

Anaïs, Consultante en recrutement :

 


“Je trouve que tout engagement, peut importe l’échelle à laquelle il est effectué, compte dans la société actuelle, que ce soit de la manifestation, des micro trottoirs comme celui là pour défendre le droit des femmes, la personne qui va participer à cette campagne Simone e(s)t moi, tout acte compte tant qu’il est bienveillant et qu’il est en phase avec la société que l’on souhaite transmettre à nos enfants.” 

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20 mars – Nolan

Sohan, élève en maternelle

 

 

« Ma maman c’est la plus forte. Elle n’a peur de rien! »

 

 

 

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21 mars – Jean-François

Samedi 21 mars

Jean-François, retraité 

“Il y a forcément cette femme, le premier amour d’une vie, ma maman. Et il y a une autre femme que j’ai beaucoup admiré… C’est Madame Simone Veil car il ne faut pas oublier que c’est en 74 que ce projet a vu le jour et qu’avant 74, l’avortement était pénalisé. Il ne faut pas oublier non plus que le droit de vote des femmes date d’après la dernière guerre, en 1944 et c’est pas si vieux ! Tout n’est pas gagné pour l’égalité des droits. On parle beaucoup de parité mais j’ai eu l’occasion, au cours de ma carrière professionnelle, de voir que des femmes à diplôme égal, et à compétences et capacités égales n’avaient pas le même profil de carrière la plupart du temps. Alors je crois que ce n’est pas gagné aujourd’hui… Parce qu’il y a encore des femmes dans certains pays qui se battent pour avoir leurs droits. Il y a aussi un retour à l’obscurantisme où les femmes meurent pour pouvoir avoir leur liberté.” 

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22 mars – Clara

Dimanche 22 mars

Clara, Coordinatrice marketing et commercial : 

“Si je devais décrire ma petite soeur, je dirai que c’est quelqu’un de fort, qui ne montre pas forcément ses émotions mais qui est vraiment quelqu’un de très présente pour les personnes qu’elle aime. Depuis qu’on est nées, c’est ma petite soeur mais j’ai parfois l’impression que c’est plutôt la grande soeur entre nous deux parce qu’elle m’accompagne dès que j’ai un doute, elle est toujours là pour moi. Si j’ai un problème je sais à qui m’adresser et rien que d’entendre sa voix je me sens rassurée. Quand je suis dans une situation difficile je me demande toujours ce qu’elle m’aurait dit. C’est vraiment quelqu’un d’exceptionnel et quelqu’un qu’il faudrait connaître pour être heureux dans sa vie. Quand ma soeur est arrivée à la maison, j’avais 2 ans et demi et mes parents m’ont expliqué qu’en me penchant sur son berceau, j’ai vu des petits lapins et je lui ai dit “tu vois, ça c’est des lapins et les lapins ils mangent des carottes” donc dès le départ j’ai voulu prendre mon rôle de grande soeur très à coeur. Mais c’est vrai que ma soeur étant une personne très à l’écoute et très humaine, elle prend souvent le rôle de grande soeur entre nous deux et c’est pour ça que je l’admire énormément et que je l’aime.” 

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23 mars – Oneal

Lundi 23 mars 

Oneal, Chef cuisinier :

 

 

« Je vais parler de ma cheffe de cuisine qui est dynamique, organisée, rigoureuse et je trouve que c’est une très bonne chose. Elle m’apprend beaucoup sur moi même et sur le domaine de la restauration. Elle me fait faire un travail sur moi-même et j’apprécie beaucoup.” 

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24 mars – Cécile

Mardi 24 mars 

Cécile, Étudiante :

 

“Si je me sens unique ? Oui ! En fait, je pense que tout le monde est unique. On est tous uniques pour de multiples raisons : parce qu’on se construit différemment, avec chacun nos qualités, nos défauts, nos objectifs, nos valeurs et nos opinions ; parce qu’on ne vit pas forcément les mêmes choses et parce qu’on n’a pas le même ressenti face à une même situation. On est tous uniques, à la fois semblables mais différents. Et la différence, je trouve que c’est quelque chose d’important. C’est ce qui fait la beauté du monde.” 

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25 mars – Guy

Mercredi 25 mars 

Guy, Retraité :

 

“Ma Maman s’appelait Simone Simon, comme l’actrice. Elle avait deux caractères différents : d’un côté jeune fille insouciante, de l’autre mère très courageuse. Je suis né pendant la guerre, elle a toujours cru à son compagnon avec l’espoir qu’il devienne son mari plus tard, chose qui ne s’est pas faite. Elle m’a élevé toute seule. A la fin de sa vie, elle n’avait plus toutes ses facultées pour reconnaître les gens, elle est partie tranquillement, sans plus savoir qui on était.” 

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26 mars – Estelle

Jeudi 26 mars 

Estelle, Junior brand manager :

 

“Dans notre société actuelle, on a une pression constante sur tout type de sujets : politique, climatique etc… Beaucoup peuvent se sentir dépassés par ces événements, pensant que leurs actions ne feront rien, mais si on additionne les petites actions, cela peut créer un impact. Je vois cela comme des gouttes d’eau tombant sur de la roche. Une goutte d’eau ne fait pas de mal, mais une goutte d’eau sur le long terme peut au final creuser ! ”

[ Simone e(s)t moi. Et toi? ] 

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