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05 Décembre 2020

Les maladies cardio-vasculaires

Santé physique
Les maladies cardio-vasculaires

Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il meurt chaque année plus de personnes en raison de maladies cardio-vasculaires que de toute autre cause. Plus de 17 millions de décès annuels leur sont imputables, soit 30 % de la mortalité mondiale totale.

Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les artères.

Les maladies des artères

La principale maladie de nos artères, appelée athérosclérose, est favorisée par un ou plusieurs facteurs dits « de risque », dont les principaux sont le tabagisme, l’excès de cholestérol, l’hypertension artérielle et le diabète. L’obésité, la sédentarité et le stress participent aussi à l’évolution de ce processus.Ces facteurs favorisent le dépôt progressif de cholestérol sur la paroi des artères.

Les amas ainsi constitués forment les plaques d’athérome. Avec le temps, ces dépôts se durcissent, s’étendent, s’épaississent et réduisent progressivement le diamètre des artères. L’artère finit par s’obstruer progressivement. On parle alors d’une sténose de l’artère. Elle peut également se boucher brutalement par formation d’un caillot de sang dans l’artère rétrécie.

Les localisations des artères malades varient selon l’âge :

  • L’infarctus du myocarde, conséquence de l’atteinte des artères du cœur peut survenir dès l’âge de 40 ans.
  • La fréquence des accidents vasculaires cérébraux liés à l’atteinte des artères irriguant le cerveau apparaît plutôt après 65 ans.
  • L’artérite des membres inférieurs consécutive à une obstruction des artères des jambes dépend plus des années de tabagisme que de l’âge.

On compte chaque année en France environ 120 000 infarctus du myocarde et 130 000 accidents vasculaires cérébraux.

L’insuffisance cardiaque

En cas de maladie des valves, des artères, ou du muscle du coeur, le coeur d’abord compense : il se dilate et s’épaissit. Puis il n’arrive plus à compenser : on parle alors d’insuffisance cardiaque.

À ce stade, le coeur n’est plus capable d’assurer un débit de sang suffisant pour couvrir les besoins de l’organisme en oxygène, cela se produit d’abord à l’effort, puis même au repos.

Les maladies des valves cardiaques

Elles sont de deux types :

  • un rétrécissement, si la valve ouverte gêne l’écoulement du sang ;
  • une insuffisance ou fuite, si la valve une fois fermée laisse refluer du sang.

Le coeur ne peut alors plus fonctionner dans de bonnes conditions, car il doit fournir des efforts supplémentaires pour faire face à ces anomalies.

Si la maladie valvulaire n’est pas traitée à temps, ce surcroît de travail peut entraîner des lésions irréversibles du muscle cardiaque.

Les troubles du rythme cardiaque

Dans certaines circonstances anormales, il arrive que la transmission de l’influx électrique du cœur soit ralentie, voire interrompue, ralentissant le rythme cardiaque. C’est ce qu’on appelle la bradycardie. À l’inverse, si le tissu nodal génère une activité anormale, cela peut déclencher des extrasystoles ou des tachycardies. C’est ce qu’on appelle les troubles du rythme cardiaque.

140 000 personnes meurent d’une maladie cardiovasculaire chaque année en France, soit environ 400 personnes par jour. C’est la première cause de décès chez les femmes et les plus de 65 ans. 80 % des maladies cardiovasculaires sont liées au tabagisme, à un manque d’activité physique, à une mauvaise alimentation, à l’hypertension artérielle, à la consommation excessive d’alcool ou encore au stress, facteurs de risques communs à d’autres pathologies.

La mortalité cardiovasculaire a reculé en France ces 20 dernières années, en particulier chez les hommes. Une partie des progrès réalisés peut être attribuée à la prévention. Ses résultats encourageants justifient son élargissement, avec une marge de progression importante.

Le nombre d’hospitalisations pour un infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 60 ans progresse régulièrement depuis 10 ans, augmentation qui s’intensifie ces dernières années.

La progression est particulièrement forte chez les femmes de 45 à 54 ans : elle est passée de + 3% par an entre 2002 et 2008 à + 4,8% par an entre 2009 et 2013… Dans ce contexte, une attention particulière doit être apportée à la prévention et à la prise en charge de l’infarctus chez les femmes jeunes en France.

Cette dégradation de la santé cardio-vasculaire des femmes jeunes s’explique essentiellement par l’évolution de leur mode de vie avec l’adoption, depuis 30 ans, des mêmes comportements à risque que les hommes : tabagisme, stress, sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires et plus récemment alcool…

Le tabagisme est le facteur de risque majeur de l’infarctus du myocarde chez la femme jeune. La prévalence du tabagisme régulier a augmenté de façon importante chez les femmes âgées de 45 à 74 ans entre 2005 et 2014, doublant même parmi les 55-64 ans.

Au-delà de l’évolution défavorable de leur hygiène de vie, les femmes connaissent également :

  • une exposition à des facteurs hormonaux spécifiques tout au long de leur vie : contraception, grossesse et ménopause ;
  • des symptômes atypiques de l’infarctus : nausées, palpitations à l’effort, essoufflement, douleur au milieu du dos, fatigue inhabituelle… Des signes souvent assimilés à tort à une crise d’anxiété ;
  • une prise en charge complexe à optimiser : dépistage trop tardif ou incomplet ; délai dans l’appel du 15 ; insuffisance de prescription des traitements médicamenteux ; procédures de revascularisation plus difficiles ; recours peu fréquent à la réadaptation après l’accident…

Les tendances épidémiologiques de l’infarctus du myocarde et de l’accident vasculaire cérébral (AVC), ainsi que les données disponibles sur l’évolution des consommations de tabac et d’alcool mettent l’accent sur l’importance de larges campagnes répétées de prévention.

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